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09.11.2008
la pesanteur du passé, deuxième partie
La crise offre aux Constructeurs l'opportunité de s'affranchir du passé, en tout cas en ce qui concerne la distribution et le commerce automobile. Le feront-ils ? On pourrait dire que c'est peu vraisemblable aujourd'hui, mais qu'en sera-t-il dans un an, si, comme c'est probable, les choses empirent ? Pour l'instant, les intéressés font appel à l'Etat.
L'Etat ne peut pas, les Etats ne peuvent pas éviter de soutenir l'industrie automobile, compte tenu des implications sociales et économiques d'une éventuelle faillite de l'un ou l'autre des grands Constructeurs . On espère cependant que la contrepartie demandée aux Constructeurs inclue un renouveau radical des politiques de distribution du secteur. Ceci impliquerait, à notre avis, une libéralisation authentique du secteur, c'est à dire une ouverture à l'esprit d'entreprise dans la distribution, au détriment de la réitération indéfinie d'un modèle inefficace parce que archaique (homogène et unique) d'entreprise de distribution.
Or, si les Concessionnaires actuels ne sont pas tous des Entrepreneurs, il y en a tout de meme quelques uns qui le sont. Quelle est leur marge de manoeuvre? Elle est quasiment nulle: ils doivent respecter des standards (critères qualitatifs définis par la marque) en matière de locaux, d'équipements, d'organigrammes (mais oui), de stocks (mais oui); ils doivent soumettre leur communication à la censure de la marque représentée, appliquer la promotion définie par icelle, et "satisfaire le client" selon les règles définies par la meme. Bref, on leur demande beaucoup de discipline, et peu d'initiative. Cet outil de distribution est donc un très mauvais relais, situé entre le Constructeur et la clientèle.
Là se trouve, à notre avis, l'une des causes principales de la fragilité du secteur automobile. Après tout, n'est-il pas étonnant que l'industrie appelle "au secours" alors meme que la chute des volumes vendus n'est pas (pas encore?) catastrophique, tant s'en faut ? On produit trop de véhicules, et on les déverse dans des entreprises de distribution enrégimentées, qui n'ont aucune véritable autonomie dans leur action "day by day", pour ne pas parler de projets à plus long terme. Un jour ou l'autre, ça devait se casser; on y est.
Le commerce automobile mérite mieux que ça; les réseaux aussi. Et les Constructeurs ?
A suivre...
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