« 2008-07-16 | Page d'accueil | 2008-08-03 »
27.07.2008
assez de miracles, des plans!
Beaucoup y avaient cru et d'aucuns y croient encore. Pas aux miracles, mais aux plans de reconquete des marchés, qui sont aux miracles ce que l'enthousiasme est au scepticisme. Et puis voilà, les plans sont plus ou moins , plutot plus que moins, d'ailleurs, en panne. Faut-il encore se demander pourquoi ? Avant meme que le prix du pétrole et celui de l'acier ne s'envolent, il y avait de bonnes raisons de douter de la possibilité de réaliser des plans basés sur le succès espéré d'un grand nombre de modèles nouveaux qui allaient etre lancés sur le marché en quelques années. Pour notre part, nous en doutions, dans l'argus et ailleurs, dès 2006. Plus précisément, nous étions de l'avis que les plans ne marcheraient pas. Pour des raisons commerciales, que nous avons par la suite longuement expliqué. Moyennant quoi, il est vrai que la critique est aisée...
Le marché automobile a besoin de leaders charismatiques, et il n'est jamais bien venu qu'un leader affiche quelque chose qui ressemble, de près ou de loin, à la modestie. Et pourtant... le marché étant avant tout affaire de clients, peut-on raisonnablement penser qu'en les bombardant de modèles nouveaux, et en mobilisant (publiquement) les troupes chargées d'appliquer "le plan" ,on maitrisera la démarche d'achat des Consommateurs ? Trop facile !
Prenons un exemple: Fiat Auto, qui a encore le vent en poupe. Qu'on se le dise: le miracle est terminé. Parmi les nouveaux modèles qui ont été lancés, seules les petites voitures ont marché. La Croma est un échec, la Bravo aussi, et tous les modèles Alfa Roméo également. Sans doute la Mito marchera-t-elle; en tout cas, souhaitons-le.
Mais les faiblesses de Fiat persistent: peu de ventes en Europe hors d'Italie; un barycentre dèplacé vers le bas; et trois marques dont deux ne marchent pas. Le Brésil, c'est exact, sauve la mise: ce sera bientot, de ce pas, le marché principal du Constructeur, et c'est le Brésil qui assure à fiat Auto l'essentiel de ses bénéfices. C'est aussi préoccupant pour l'avenir que satisfaisant à court terme.
Nous aurions pu choisir PSA ou Renault: nos conclusions auraient été semblables: il n'y a aucun miracle à attendre, dans notre secteur. Il serait temps d'élaborer des plans. Commerciaux, modestes, et incertains.
17:06 Publié dans Constructeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


