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12.04.2008

Réseau exclusif et marques Premium à lère du virtuel

Tous les Constructeurs, à commencer par ceux qui disposent d'une marque Premium, tiennent beaucoup à l'exclusivité de marque de leur réseau; tout au plus consentent-ils à une exclusivité de Groupe, comme on le voit avec Mercedes et Smart, BMW et Mini ou Ford et Land Rover. C'est le vieux monde de l'automobile qui se survit, en dépit du fait que les Consommateurs s'éloignent de cette vieille façon de vendre des automobiles. C'est d'autant plus ennuyeux que la clientèle des marques Premium a les moyens (ah! l'argent...) de se permettre autre chose que le respect des habitudes ancestrales. Pensez, par exemple, à l'explosion en cours du Wi-Fi. On ne sait pas encore comment, mais il est certain que la chose contribuera dans les prochaines années à une ultérieure évoluton de la démarche d'achat des Consommateurs, y compris pour l'automobile. Contienuera-t-on, imperturbablement, à leur proposer la bonne vieille Concession monomarque?

Le tout premier pas vers la sagesse, c'est le multimarquisme, mais celui-ci est déjà vieux au regard de ce qu'il faudrait offrir à la clientèle la plus ..."branchée" (encore un mot désuet). Il faudrait vendre les voitures, et en particulier les Premium, là où les acquéreurs potentiels ont envie de les acheter. Et comme ce lieu d'achat risque d'évoluer lui aussi, il vaudrait mieux ne pas s'enraciner plus que de raison. Qui a dit, par exemple, qu'il est indispensable de présenter les objets en vente dans un salon d'exposition, toujours le meme et toujours organisé de la meme façon? Les Constructeurs le disent, les Réseaux aussi, et c'est pour ça que les uns poussent à l'investissement tandis que les autres ont la maladie de la pierre. On oserait dire qu'un salon d'exposition, aujourd'hui, devrait avoir comme caractéristique d'etre avant tout virtuel. Quant au salon en dur, là où il est encore utile, il faudrait s'efforcer de le rendre intéressant parce que complémentaire par rapport à l'information disponible sur la toile. C'est exactement l'inverse de ce que nous dictent nos habitudes vieilles d'un siècle.

L'exclusivité de marque est le stade le plus pernicieux, pour les Réseaux Premium, de ce commerce archaique: les Consommateurs s'informent de plus en plus souvent sur Internet, et ils comparent les marques les plus concurrentes entre elles. Les obliger, par la suite, à faire un parcours du combattant entre une Concession monomarque et l'autre est une faute grave: il est exclu que cela les contraigne à rester fidèles à une marque et ils vivront de plus en plus souvent cette contrainte d'un autre age comme une punition. Ceux qui, parmi les Concessionnaires, changeront de politique avant les autres, en mettant la vente réelle au diapason de la révolution virtuelle en cours, auront marqué un point important dans la compétition qui les oppose à leurs collègues.