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07.08.2007
Concurrence, concentration, renouvellement- 2ème partie
Les Constructeurs ont-ils vraiment envie de se retrouver face à un oligopole de distributeurs? Probablement pas, mais le risque existe. Il y a déjà des exemples d'oligopoles, voire de quasi monopoles de la distribution toutes marques confondues, à l'échelle locale. Et on ne saurait nier qu'un renforcement des Groupes est en cours. Face à cette évolution des choses, la politique réseau des Constructeurs français semble s'inspirer à la fois d'une certaine nostalgie du passé et d'un fatalisme pragmatique. C'est en tout cas notre impression, dont nous espérons qu'elle est fausse, mais que les faits d'aujourd'hui ne démentent pas.
Coté nostalgie, les tentatives de défense des Très Grandes Concessions Monomarques (TGCM) sont toujours à l'ordre du jour: voyez, par exemple, les boites bleues de Peugeot. Coté fatalisme pragmatique, voyez la politique de création ou élimination des succursales de vente directe des deux Constructeurs nationaux (si ce mot a un sens dans l'automobile). Pour les TGCM, on pense encore et toujours à un meilleur controle de la distribution et à l'effet d'image d'une méga structure balisée; pour les succursales directes, on les crée pour boucher des trous ou pour remplacer un concessionnaire défaillant, et on les élimine pour économiser des sous. Tout cela est à l'enseigne du moindre mal: on n'a pas du tout le sentiment que les Constructeurs aient vraiment pris en mains une situation caractérisée par des couts excessifs et une inefficacité commerciale exemplaire.
Inutile de préciser que la rentabilité et l'efficacité du commerce automobile sont deux facteurs de croissance de tout premier ordre. La meilleure politique de gamme modèles risque de se résoudre en quelques feux, d'artifice ou de paille, par un effet réseau négatif. En tout cas, on perd la possibilité de faire rendre au maximum les nouveaux produits que l'on lance.
Là où il faudrait redéfinir et appliquer d'urgence une nouvelle stratégie de distribution, on laisse aux commerçants le soin de gérer l'existant, selon des recettes surannées et en limitant les dégats.
Mais il est possible que nous nous trompions, et que toutes les décisions utiles aient déjà été prises. Ce serait tant mieux.
11:05 Publié dans Constructeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


