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05.05.2007

Multimarques résignés

Faut-il se résigner au multimarquisme, un peu en désespoir de cause, comme ça a l'air d'etre le cas pour des concessionnaires de plus ne plus nombreux? Il devient évident que le multimarquisme est la voie royale pour le commerce automobile. A dire le vrai, c'était déjà évident il ya 5 ans (nouveau règlement européen) et meme plus. Mais les choix forcés ne donnent que très rarement des résultats positifs. Bref, on ne devient pas Concessionnaire multimarque par résignation, mais par conviction . Autrement, on risque de passer à coté des vraies opportunités offertes par le nouveau commerce automobile, et de perdre son temps et son argent. Il serait sans doute préférable, dans ce cas, de quitter le champ de bataille avant de subir une vraie défaite.

La multimarquisme suppose une vraie volonté d'expansion, aux dépens d'autres Concessions: il doit donc s'accompagner d'une "stratégie" de développement, tant en nombre de marques (bien choisies et pas ramassées au hasard des disponibilités) qu'en termes d'expansion territoriale. Nous irions presque jusqu'à dire qu'il ne faut pas s'aventurer dans le commerce multimarque si on n'a ni la possibilité ni la volontéd'ouvrir des points de vente supplémentaires, multimarque bien entendu.

Encore une remarque: ce n'est pas une question de dimension, en tout cas pas toujours. A notre humble avis, certains Groupes, et non des moindres, ont tout mis en oeuvre pour se lier les mains, donc pour échouer là où des entreprises plus agiles et plus volontaristes pourront avoir du succès. Enfin, toute stratégie dans ce domaine doit tenir compte de deux faits: la résistance des Constructeurs fera place au pragmatisme, dès qu'ils comprendront comment tirer parti, eux aussi du commerce multimarque (la chose est déjà bien engagée) ; et en 2010, il y aura un nouveau réglement... ou bien rien du tout. Dans les deux cas, le multimarquisme aura été
un choix judicieux.