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19.02.2007
Les Présidents n'aiment pas le commerce
On remarque qu'aucun Président ne s'intéresse vraiment au commerce automobile, sinon pour demander des résultats ou des économies à ceux qui s'en occupent. Dommage, parce que c'est un secteur qui, au contraire, devrait retenir l'attention des Présidents, surtout en ce moment. Pas seulement pour des raisons de réduction des couts, encore que rien (ou si peu) n'ait été fait dans ce domaine. Mais aussi pour deux raisons complémentaires et liées. D'abord, parce que l'on continue à prendre des décisions passéistes tous les jours, en ce qui concerne la distribution automobile:c'est un peu comme si quelqu'un s'entetait à prolonger la ligne Maginot pour éviter, aujourd'hui, que l'ennemi ne la contourne. Mais c'est plus grave, pour une raison simple: prolonger la ligne Maginot, ce serait du gaspillage, mais rien de plus; persévérer dans l'erreur en matière de distribution, c'est se priver de ressources pour faire ce qu'il faudrait.
Peut-on obliger un Président à s'occuper de la chose? Non. Mais on peut essayer de le convaincre, surtout s'il n'a aucune responsabilité dans ce qui a été décidé avant lui (suivez mon regard, vous arriverez du coté de la Grande Armée).
Alors voilà: non seulement l'outil dont vous disposez, Monsieur, pour distribuer des véhicules vous coute trop cher; mais, il viendra un jour où vous ne pourrez pas faire grand chose pour le réformer (pas au sens militaire) parce que vous aurez partagé des responsabilités qui deviendront aussi les votres. Comme dans d'autres domaines, vous n'avez pas beaucoup de temps pour prendre des décisions. Rien de grave, dira-t-on, puisque tout le monde en est au meme point (mort). Voire: si votre concurrent le plus proche semble immobile , un autre de vos concurrents a déjà agi dans le sens du marché, et il va continuer à le faire. Et dans les réseaux, les meilleurs entrepreneurs ont déjà, depuis des mois, commencé à préparer leur évolution.
Il ne s'agit pas seulement de couts, disais-je; il s'agit aussi et surtout d'aller au devant des attentes de la clientèle. Attention: pour etre clair, ceci n'a rien à voir avec la "customer satisfaction" , qui ne sert pas à grand chose. Les consommateurs attendent de pouvoir acheter leurs voitures comme ils le font pour tout autre bien de consommation durable: plus de choix; Internet; un réseau pensé et construit par type de véhicule et non par marque... et bien d'autre choses encore.
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