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29.01.2007

Ah! les ventes sur internet...

Peugeot a commis l'irréparable, en vendant des véhicules de son stock sur le web, sans passer par son réseau. Il pariat que c'est très mal vu par la profession, ce qui nìest pas étonnat compte tenu de la myopie qui l'afflige. peugeot, comme les autres constructeurs, a sans doute commis des fautes stratégiques, dont les boites bleues sont l'exemple le plus visible. Mais en ce qui concerne la vente directe sur Internet, il nous semble qu'il n'y a rien à redire: c'est dans l'évolution naturelle des choses.

Il y a sans doute un problème de forme: il fallait que Peugeot informe son réseau. Mais c'est à peu près tout.

En effet, il va bien falloir s'habituer à un marché qui a commencé à changer. Si le prix des automobiles doit baisser (et c'est vital pour l'Industrie et pour le secteur automobile en général), il faut accepter un surcroit de concurrence. Ainsi, un constructeur est à la fois un partenaire et un concurrent du réseau qui le représente. Ne pas admettre cette vérité élémentaire, c'est vivre dans le passé. Ne pas admettre qu'un constructeur doit avant tout survivre, c'est ne pas avoir le sens des réalités. faut-il ajouter que Ford et GM s'en seraient vraisemblablement mieux sortis s'ils avaient pu vendre directement sur la toile, il y a une dizaine d'années?

Les concessionnaires ont-ils une autre issue que celle consistant à investir, eux aussi, dans le commerce électronique? Sans doute pas, s'ils veulent assurer la pérennité de leur affaire. Mais le commerce électronique ne doit pas etre vu comme un vague complément de la concession "en dur". C'est d'abord un canal de vente concurrent, qui s'adresse à une clientèle d'avant garde (pour le moment). Bref, un meme concessionnaire doit (devrait) se préparer à diriger deux entreprises partiellement concurrentes entre elles.

On ne gagne dans un marché comme celui qui nait en 2007 qu'en jouant à fond le jeu de la concurrence.