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16.10.2006
Allez vendre ailleurs
Les territoires sont durs à mourir. La révolution qu'a commencé à introduire le règlement européen, n'a pas encore transformé lles concessions en de nouvelles et dynamiques entreprises de distribution, sauf exceptions bien entendu. La plupart d'entre elles sont encore repliées sur "leur" territoire, lequel n'est plus exclusif dans les textes mais l'est encore dans les faits. Et pourtant! Il serait salutaire que l'on aille... vendre ailleurs! Pas du tout pour embeter les voisins, ni pour écouler des riblons ailleurs que chez soi. Ce sport là est déjà pratiqué; on parle ici de ventes sérieuses, rentables (mais si!) et porteuses de futurs contrats.
Vendre ailleurs, pour un entrepreneur, c'est une façon de grandir, de développer son entreprise. C'est aussi
se libérer de la routine qui nait de la fréquentation des memes lieux et des memes personnes ("je vendais déjà des voitures à vos parents"... la belle affaire! Mais, n'y aura-t-il pas rétorsion? le voisin ne tentera-t-il pas de se venger? C'est avec ces craintes que l'on végète en attedant pire. Le fait de respecter un territoire qui n'existe
que par défaut d'initiative n'empechera pas, un jour, de voir un concurrent/collègue s'installer devant votre porte.
Pour grandir, on peut continuer à s'adresser aux memes chalands, en essayant d'en convaincre de plus en plus; on peut aussi acheter l'affaire d'un collègue en difficulté; mais le plus simple, c'est d'ouvrir des points de vente supplémentaires là où l'on pense pouvoir bien travailler, puisque c'est maintenant permis. Ce n'est pas encore
une habitude, mais ça commence...
On ne sort des difficultés commerciales qu'en jouant la concurrence; si possible avant les autres.
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12.10.2006
Un seul fournisseur?
Le commerce monomarque est un héritage dépassé du passé. On le sait, mais on ne le dit pas trop, parce que la plupart des constructeurs y tiennent beaucoup. Vu du coté réseau, les choses sont sensiblement plus variées. Le multimarquisme commence, ici ou là, à faire son trou. Mais attention: il sìagit trop souvent d'un multimarquisme concerant les marques d'un seul et meme constructeur. Et là, il se trouve que l'on n'a pratiquement rien réglé: un distributeur Ford/Mazda ou Mercedes/Smart ou encore Renault/Nissan n'est pas forcément avantagé par rapport à un de ses concurrents monomarque, bien au contraire.
Avoir un seul fournisseur, qu'il s'agisse de Daimlerchrysler, de Ford ou de l'alliance Renault/Nissan, c'est subir les difficultés du constructeur sans pouvoir les compenser grace à une marque extérieure. Dans les exemples cités ici, le distributeur Mercedes aurait mieux fait d'acquérir un mandat BMW; le distributeur Ford se porterait mieux avec Toyota ; et le distributeur Renault aussi. Les statistiques de vente et les nouvelles sur la santé économique des marques concernées, ces temps-ci, parlent d'elles memes. Mais quant bien meme Ford, Daimlerchrysler et l'alliance se porteraient à merveille, il n'en resterait pas moins qu'avoir un seul fournisseur signifie qu'on en subit la volonté. Le commerce, c'est autre chose... sauf dans l'automobile?
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04.10.2006
Rare et pas cher?
<strong>Rare et pas cher?
Il y a trop de modèles d'automobiles, tous sophistiqués et chers, sur le marché, et le nombre des acquéreurs reste au meme niveau d'une année à l'autre. On devine que c'est mauvais pour la rentabilité des constructeurs et des réseaux, mais on continue ... La multiplication à l'infini des modèles sophistiqués et chers est meme la panacée à laquelle recourent les marques en difficultés pour améliorer leur situation. Tous les plans en parlent; aucun n'explique pourquoi ce qui n'a pas fonctionné hier devrait marcher demain.
Il y aura certainement, demain, de beaux combats, en Fance comme en Europe.
Avec, pour vrais vainqueurs, les constructeurs qui sauront s'adresser à de nouvelles catégories de consommateurs, aujourd'hui hostiles à l'automobile sophistiquée, ou obligés à se réfugier dans le marché des V.O. pour des raisons matérielles.
Faut-il rappeler qu'un constructeur français vit une expérience positive (et inattendue... pour ce qui le concerne) dans ce domaine, grace à Logan? On souhaiterait qu'il ne perde pas cet avantage. Faute de quoi, d'autres s'en occuperont. Paradoxalement, le marché abonde en véhicules chers; mais ce qui est à bon marché est rare. Il y a quelque chose de bizarre dans cette situation.
A propos: les Chinois et les Indiens arrivent, à ce qu'on dit...
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